Lorsqu’une personne décède sans enfant et sans conjoint survivant, une question revient très souvent : que devient son héritage ? Cette situation, de plus en plus fréquente avec l’allongement de la durée de vie, peut sembler rare ou lointaine… et pourtant, elle concerne de nombreuses familles.
Biens immobiliers, comptes bancaires, objets chargés de souvenirs, mais aussi dettes éventuelles : sans anticipation, le devenir de ce patrimoine est entièrement encadré par la loi. Et les conséquences sont parfois loin de ce que la personne aurait souhaité.
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Succession sans enfant : ce que prévoit la loi
Lorsqu’il n’y a ni conjoint survivant, ni descendant direct (enfants ou petits-enfants), la loi prévoit une répartition de la succession dite ab intestat, c’est-à-dire en l’absence de testament.
Dans ce cas, ce sont les règles du Code civil qui s’appliquent. Le notaire commence par rechercher les parents du défunt. S’ils sont décédés, il se tourne alors vers :
· les frères et sœurs,
· ou, à défaut, leurs descendants (neveux, nièces).
Vous souhaitez être accompagné sereinement, je peux vous aider.
Et s’il n’y a ni parents, ni frères et sœurs ?
Lorsque la personne décédée n’a plus de parents proches, la succession est transmise à la famille élargie :
- Oncles et tantes,
- Cousins et cousines.
La répartition se fait alors à parts égales entre la branche maternelle et la branche paternelle. Par exemple, un cousin du côté paternel peut recevoir la moitié de la succession, l’autre moitié étant attribuée aux héritiers du côté maternel… s’il y en a.
Mais il arrive aussi qu’aucun héritier ne soit identifié.
La succession vacante : quand l’héritage revient à l’État
Lorsqu’aucun héritier n’est retrouvé — pas de famille connue, pas de parenté déclarée, pas de testament — la succession est dite vacante.
Dans ce cas :
- les biens immobiliers,
- les meubles,
- les comptes bancaires,
- les souvenirs personnels
reviennent à l’État.

Pour donner un ordre de grandeur, 18 644 successions ont été déclarées vacantes en France en 2023. Les biens sont alors gérés par l’administration, vendus si nécessaire, et les sommes récupérées sont conservées par la Caisse des dépôts pendant 30 ans. Passé ce délai, elles appartiennent définitivement à l’État.
Ce scénario peut être difficile à imaginer : une maison pleine de souvenirs, des albums photo, des objets personnels… transmis à l’administration, faute d’anticipation.
Anticiper grâce au testament : une solution simple
Cette situation n’est pourtant pas une fatalité.
Même sans enfant, il est tout à fait possible d’organiser sa succession en rédigeant un testament. Vous pouvez ainsi désigner :
- un neveu ou une nièce,
- un ami proche,
- un voisin,
- ou une association qui vous tient à cœur.
Vous êtes libre de transmettre vos biens dans les limites fixées par la loi.
Attention : S’il existe des enfants ou leurs descendants en cas de prédécès, ils sont considérés comme héritiers réservataires et ne peuvent pas être totalement exclus de la succession.
Quel type de testament choisir ?
1) Le testament olographe
Le testament le plus simple est le testament olographe. Il doit impérativement être :
- écrit entièrement à la main,
- daté,
- signé.
Un testament rédigé sur ordinateur n’est pas valable.
Il est fortement recommandé de le faire enregistrer chez un notaire, afin d’en garantir la conservation et l’application.
2) Le testament chez le notaire
Lorsque l’état de santé ou un handicap empêche d’écrire soi-même, il est possible, sous certaines conditions, de dicter son testament à un notaire, en présence de témoins. Cette solution permet de sécuriser juridiquement ses volontés.
Préparer sa succession, au-delà du testament
Anticiper sa succession, ce n’est pas seulement rédiger un testament. C’est aussi :
- trier et organiser ses documents,
- mettre de l’ordre dans ses affaires,
- transmettre ses codes d’accès numériques,
- préciser ses volontés de fin de vie,
- penser au devenir de ses souvenirs personnels.
C’est une démarche de responsabilité et de protection, qui permet de dire à ceux qui restent : « Je vous ai facilité la tâche. »

Se faire accompagner pour faire les bons choix
Que vous soyez directement concerné, ou que vous souhaitiez simplement anticiper, il peut être utile d’être accompagné.
Mon rôle est de vous aider à :
- comprendre votre situation,
- clarifier vos intentions,
- structurer vos démarches,
- et faire le lien avec les professionnels du droit, lorsque c’est nécessaire.
Je vous offre 20 minutes de rendez-vous gratuit, en toute confidentialité, pour faire le point. Contactez-moi au 06 50 25 25 23 ou via adomega.fr.

Points à retenir
- Sans enfant, suis-je obligé de laisser mon héritage à ma famille ?
- En l’absence de testament, l’héritage peut revenir à la famille élargie ou à l’État.
- Rédiger un testament permet de choisir librement ses bénéficiaires.
- Anticiper évite les situations subies et les transmissions non souhaitées.
- Être accompagné permet de sécuriser ses choix et ses démarches.
FAQ
Non. Vous pouvez désigner librement des bénéficiaires par testament, dans le respect des règles de réserve héréditaire s’il existe encore des héritiers réservataires.
En l’absence de testament et d’héritiers identifiés, votre succession peut être déclarée vacante et revenir à l’État.
Le testament est essentiel, mais il est souvent utile de l’accompagner d’une organisation globale (documents, volontés, numérique).
Oui. Un testament peut être modifié ou révoqué à tout moment, tant que vous êtes en capacité de le faire.
Conclusion
Être veuf ou veuve sans enfant soulève souvent de nombreuses interrogations, à la fois juridiques et personnelles. Derrière les règles de succession, il y a surtout des choix à faire pour que vos volontés soient respectées et que vos proches soient guidés le moment venu.
Anticiper ces questions, même simplement, permet d’éviter les incertitudes et de transmettre dans un cadre clair et apaisé, fidèle à ce que vous souhaitez réellement.

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